1500 employés de Daimler pourraient être licenciés

Publié le:28-08-2015

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(Mis à jour le: 23 mars 2019)
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Cette fois, c’est officiel, le porte-parole de la filiale du groupe allemand de construction automobile Daimler a annoncé une suppression probable de quelques 1500 emplois pour l’usine à camions de Sao Bernardo do Campo, située près de Sao Paulo. Cette annonce fait suite à la série noire de 2013 durant laquelle des milliers d’employés des usines du pays entier ont été licenciés suite à une décision du groupe. Cette nouvelle décision est due au fait que le marché des camions que produit l’usine de Sao Paulo est actuellement en berne et qu’aucun rebondissement sur les commandes n’est probable pour cette année.

Une économie stagnante et un marché en recul

L’usine de Daimler située près de Sao Paulo est spécialisée dans la production de camions dédiés à des usages divers à l’instar du camion Mercedes-Benz Actros Heavy, les mi-lourds ou les camions d’inspirations Truck. Ces modèles récents sont dotés de gadgets relevant de la technologie de pointe mais voilà, le marché de la vente de camions est en recul de plus de 44 % au Brésil, et ce depuis le début de l’année. Cela est principalement dû au fait qu’il est désormais difficile de se voir octroyer un financement pour l’achat de véhicules utilitaires ou pour toutes autres raisons.  Selon le groupe, l’usine concernée ne tournerait qu’à 60 % de sa capacité réelle en raison du manque de commande, d’où le besoin de supprimer des emplois afin d’espérer rentabiliser le site et remettre l’usine sur pieds. L’économie brésilienne est par ailleurs au plus mal et cela se fait ressentir notamment par le niveau d’inflation dans le pays, autre cause de la baisse des commandes des camions du groupe.

Un combat de longue haleine

Après l’annonce de la décision par le porte-parole du groupe et après que les e-mails de licenciement aient été envoyés aux salariés concernés, un appel à la grève a été lancé sur le site. 7000 employés se sont déclarés favorables à cette grève  qui a commencé lundi et qui se poursuivra si rien n’est fait pour résoudre ce problème. A rappeler que les employés n’ont pas accepté la réduction d’heures de travail ou celle du salaire, à hauteur de 10 %, proposée par le groupe afin de maintenir leurs postes. Un dirigeant syndical a même annoncé que les syndicats n’allaient rien lâcher jusqu’au bout afin que les salariés menacés de licenciement retrouvent leur travail. Le syndicat du groupe, quant à lui, a insisté sur le fait que les pourparlers allaient continuer afin de trouver une solution qui puisse rétablir l’ordre au sein du site concerné. Cependant, il semble improbable que le groupe revienne sur sa décision car l’usine doit pouvoir tourner même si le marché est en baisse. Néanmoins, le groupe est prêt à négocier pour qu’une issue équitable et favorable aux yeux de tous soit trouvée. Il ne reste plus qu’à espérer que le marché redémarre et que l’économie décolle pour permettre à ces brésiliens dont les familles dépendent de leurs emplois  de pouvoir travailler sans menace de licenciement.

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