La population brésilienne, une aquarelle multicolore

 

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La population brésilienne, une aquarelle multicolore

Pendant un séjour à l’éternel pays de l’avenir, vous n’allez pas manquer de remarquer la différence de couleurs de peau des Brésiliens. D’après les statistiques d’ailleurs, les 193 millions de Brésiliens sont constitués de près de 60% de blancs, de près de 25% de métis, de près de 10% de noirs et de quelques jaunes. Cette variété s’explique en partie par leurs origines, mais ils semblent très bien s’être adaptés, ce qui génère de nouvelles nuances. Dans ce dossier, nous allons plus nous pencher sur leurs origines pour mieux comprendre cette symphonie chromatique.

Les « vrais » Brésiliens

On peut dire que ce sont les peuples indigènes qui sont les « vrais » Brésiliens. Ils sont sur ce territoire bien avant la conquête. Avant cette époque, ils étaient bien nombreux, mais seuls quelques millions ont survécus à la barbarie. Les conquérants ont été particulièrement attirés par la richesse des terres de ces peuples indigènes. Ces derniers avaient l’or et les épices rares de l’époque comme la cannelle, le gingembre, le poivre et le girofle. Il ne faut pas non plus oublier que ces peuples indigènes ont aussi fait face à la peste, aux guerres et aux travaux forcés.

Actuellement, le Brésil affiche le plus grand nombre de peuples indigènes de toute la planète. Près de 80 tribus s’isolent en Amazonie. Aujourd’hui encore, ils vivent de façon autonome coupés du reste du monde avec les produits de leurs terres. Ils exploitent à fond leur environnement pour avoir de la nourriture, des plantes médicinales et du matériel de construction. Ils sortent rarement de leur zone. L’existence de ces tribus est toujours menacée, car leurs conditions de vie ne sont pas les plus meilleurs. Ils doivent également faire face aux éleveurs bovins et aux exploitants forestiers qui s’accaparent par la force de leurs terres.

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Les esclaves de l’or

Les Brésiliens à la couleur de peau foncée sont les descendants des esclaves. A l’époque de l’esclavage, le Brésil fut le pays d’Amérique du Sud qui a accueilli le plus d’esclaves. Entre le début de la conquête et l’abolition de l’esclavage, il y avait pas moins sept millions d’esclaves qui ont été transportés depuis l’Afrique. En 1820, on avait même au Brésil, plus de noirs et de métis que de blancs. Le nombre de la population noire dépassait les deux millions et demi, ce qui faisait même plus que la population indigène. Ces « Noirs » venaient travailler dans les mines d’or localisées dans la zone du Minas Gerais et dans les plantations de sucre dans la zone de Salvador de Bahia. C’est ce qui explique la couleur plus foncée des habitants dans ces régions.

En 2008, l’Enquête Nationale du Logement au Brésil a déclaré que la population noire représentait 44% de la population brésilienne, ce qui était aux environs de 85 millions de personnes.

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Les migrations portugaises

C’est à la fin du XVIIème siècle qu’on a découvert les mines d’or au Brésil. De nombreux aventuriers, notamment des Portugais, ont quitté leur pays d’origine pour espérer retrouver une vie meilleure sur les terres brésiliennes. Entre 1500 et 1700 seulement, on avait près de 100 000 Portugais qui se sont installés au Brésil et un grand nombre étaient des jeunes hommes. Ces derniers ont même oublié leur pays d’origine, car ils sont allés jusqu’à se marier avec des femmes indigènes. La migration portugaise en particulier ne s’est pas arrêtée là. Au cours du XVIIIème siècle, ce sont 600 000 Portugais qui ont pris résidence au Brésil.

Avec ces migrations qui sont massives, on a assisté à la création de plusieurs villes dont Ribeirao do Carmo, connue actuellement par Mariana, Vila Real de Sabara, Sao Joao Del Rei et Vila Rica de Ouro Preto. Ces ancêtres portugais de certains Brésiliens ont laissé leurs traces avec de belles églises.

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Les autres migrations

Après l’indépendance du Brésil, le pays s’est plus ouvert aux immigrants d’origine européene. L’état brésilien a lancé une politique de « blanchissement » pour une amélioration de la race. A la fin du XIXème siècle seulement, on comptait plus de deux millions d’Européens qui sont arrivés sur le territoire brésilien. Par la suite sur les deux premières décennies du XXème siècle, ce sont près de 2,2 millions d’européens qui se sont établis au Brésil. Parmi ces européens, il y avait entre autres des Italiens, des Allemands, des Juifs, des Polonais, des Espagnols, des Lituaniens et des Ukrainiens. Dans les années 70, on assistait aussi au flux des immigrants venant de la Corée du Sud, du Pérou, de la Chine, de Taïwan et du Paraguay.

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La population brésilienne, une population multiculturelle

Pour l’éternel pays d’avenir, sa population variée constitue une de ses principales richesses. C’est ce qui explique d’ailleurs ce côté multiculturel qui se reflète dans tous les domaines. Si vous vous penchez sur la gastronomie brésilienne par exemple, vous allez avoir des notes africaines, des notes portugaises et quelques touches européennes. C’est également le cas dans la musique, la danse et la religion.

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