L’ingà, un super-abre contre la déforestation

 

Plantes Fruits au Brésil

L’ingà, un super-abre contre la déforestation

Avec la disparition inquiétante de la forêt amazonienne, les scientifiques ont avancé l’arbre ingà comme solution. Cette plante se démarque par son développement rapide et aussi sa facilité d’adaptation dans les sols brûlés et les terrains déforestés. Dans ce dossier, nous allons vous en apprendre plus sur ce super-arbre.

L’ingà, la plante

L’ingà, la plante

Tout savoir sur L’ingà.

On classifie l’ingà parmi les plantes dicotylédones de la famille des Fabaceae. Il est originaire des zones tropicales du continent américain. On répertorie près de 400 espèces. L’arbre peut aller jusqu’à une vingtaine de mètres de hauteur. Il donne des gousses de 30 à 40 cm de long refermant une trentaine de graines plates avec une membrane fine comestible.

Le terme « inga » pourrait être associé à la langue des Tupis qui est une langue des peuples natifs de la forêt amazonienne au Brésil. « in-gà » peut être traduite littéralement par « trempé » et ce nom peut s’expliquer par la consistance de la pulpe qui entoure les graines.

L’origine de l’ingà est attribué aux régions tropicales de l’Amérique Latine, notamment de la zone allant du nord de Mexique jusqu’au sud de l’Uruguay. On retrouve tout de même une grande diversité de cette espèce en Amérique centrale et en Amérique du sud, plus précisément dans les Andes en Colombie, en Équateur et au Pérou. Vers les années 1900, il a été introduit petit à petit en Afrique et aux Antilles. Cet arbre se développe très bien dans les espaces pluviales des plaines et des montagnes. .

Ingà : des graines comestibles

Du premier abord, on peut se demander quelle partie de cette plante est comestible. Sachez que ce sont les gousses de pois doux, plus précisément les grosses graines qu’on récupère pour manger. Ces gousses apparaissent après deux ou trois ans de développement. Dans ces grosses graines, on a une chair blanche et cotonneuse. Cette pulpe est sucrée et peut être confondue à la glace à la vanille. On peut directement la consommer crue. Elle ne nécessite pas de préparation particulière et les enfants l’apprécient beaucoup.

Ces fruits de l’inga sont vendus dans les marchés locaux de l’Amérique Latine au même titre que les autres fruits. Dans certains pays, ce fruit a même une appellation bien particulière. Aux Antilles, on l’appelle le poix doux, en Haïti le sucrin ou le pacaye et en Guyane le pois sucré.

Inga edulis

Une plante miracle peut freiner la déforestation de l’Amazonie

Produire des jeunes plants d’ingà

Ce seront aussi les graines qu’il faudra récupérer pour faire les jeunes plants. Pour ce faire, il faut les semer le plus rapidement pour qu’elles ne perdent pas de viabilité. Il serait également plus judicieux de les mettre en pot pour optimiser leur capacité de croissance. Il est important que ces graines en reçoivent la lumière du soleil, mais il ne faut pas non plus les mettre en pleine exposition toute la journée. Au fil du temps, quelques-unes de ces graines vont réussir à se développer dans le pot. Attendez au moins une bonne douzaine de mois avant de les mettre à terre.

Une solution miracle contre la déforestation

En Amazonie et dans certains pays, comme Madagascar, l’Inga est vu comme une solution miracle pour remédier contre la déforestation. Des études scientifiques ont souligné la capacité de cette plante à se développer optimalement sur des sols brûlés et des terrains déforestés. L’inga figure parmi ces arbres qui ont besoin d’une certaine espace pour se développer rapidement. Au bout de trois ou quatre ans, il pourra atteindre les cinq ou six mètres de hauteur.

L’inga ne va pas seulement apporter de la verdure et de l’ombre à la zone où on l’a planté. Il va également limiter le développement des mauvaises herbes. C’est pour cette raison d’ailleurs que les paysans des Caraïbes l’ont choisi pour leur paillage des cultures. Cette plante a aussi la particularité de libérer de l’azote, ce qui va rendre le sol plus fertile et qui est bénéfique pour les autres espèces poussant autour de lui. Lorsque ses feuilles tombent, elles se décomposent rapidement dans une condition suffisante d’humidité et de température. Ceci va créer un humus très épais.

Pour toutes ces raisons, certains agriculteurs, notamment ceux qui sont dans le secteur du café et du cacao, n’hésitent pas à mettre quelques pieds d’ingà près des cacaoyers et des caféiers.

Arbre Inga

l’arbre d’ingà Une solution miracle contre la déforestation

L’utilisation des autres parties de l’arbre

L’inga produit un fruit comestible et sa culture est bénéfique pour le sol, mais ses avantages ne s’arrêtent pas là. Les feuilles peuvent permettre de faire un bon hummus, mais on peut aussi les utiliser pour nourrir le bétail. Au bout de trois ans dans la terre, on peut envisager de couper l’arbre pour le transformer en bois de construction ou bois de chauffe.

Category: Plantes Fruits au Brésil

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code