Assassinat ou non de l’ex-président Kubitschek

Publié le:28-04-2014

Actualité politique | Actualités du Brésil |

(Mis à jour le: 22 décembre 2018)
Assassinat ou non de l’ex-président Kubitschek
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La commission de la vérité enquêtant sur les crimes de la dictature de 1964 à 1985 a précisé mardi que l’ancien président brésilien Juscelino Kubitschek n’a pas été assassiné par le régime militaire contrairement à ce que l’on pense mais a été mort suite à un accident de voiture en 1976.

Juscelino Kubitschek

Juscelino Kubitschek

Il a été conclu par un rapport fait par 20 experts qu’aucun coup de feu n’a eu lieu sur la voiture du président Kubitschek et que la trajectoire de sa voiture montre nettement qu’on a à faire à un cas d’accident.

L’ex président est décédé le 22 Aout 1976, sur une route près de Resende, une ville de l’Etat de Rio.

En Décembre, il avait été annoncé par une commission de la Vérité de la ville de Sao Paulo que Juscelino Kubitschek avait été tué par la répression militaire. Le contraire a été conclu dernièrement par la Commission nationale de la Vérité créé en 2012 par la présidente Dilma Rousseff.

Cet ancien président était le créateur de la ville de Brasilia dont l’inauguration avait eu lieu en 1960. On pensait également qu’il était un opposant au régime militaire. Après le coup d’Etat de 1964, ses droits politiques lui avaient été enlevés ainsi que sa condition de sénateur.

En 1966, il avait essayé de remettre en place la démocratie dans le pays avec le président renversé par le coup d’Etat, Joao Goulart en organisant un front.

Une enquête avait été aussi ouverte afin de savoir la cause de la mort de Joao Goulart, assassinat ou non, alors que ce dernier était en Argentine pour exil.

La dépouille de Goulart avait été exhumée fin 2013 par la commission de la Vérité pour tenter de déterminer s’il a été décédé suite à un empoisonnement dans le cadre de l’opération Condor de répression militaire du cône sud.

Par ailleurs, le Brésil reste l’unique pays du cône sud américain n’ayant pas encore jugé les crimes de la dictature, avec une Commission de la Vérité dont les progrès demeurent minimes.

Officiellement, le Brésil compte environ 400 morts et disparus contre 30000 morts en Argentine et plus de 3200 au Chili.

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