Barack Obama et le fol espoir d’un homme exceptionnel

Publié le:29-10-2008

Général

(Mis à jour le: 7 janvier 2015)
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Barack Obama « partage »

le rêve américain des Hispaniques des Etats-Unis

 

Barack Obama

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Barack Obama suscite l’espoir, sera t’il l’homme de la situation.

 

WASHINGTON, dimanche 26 octobre 2008 (LatinReporters.com ) – Preuve de l’importance du vote des Hispaniques aux Etats-Unis (plus de 15% de la population et 9% des électeurs), c’est en espagnol que le sénateur démocrate afro-américain Barack Obama leur dit qu’il « partage » avec eux le même rêve américain -el sueño americano- dans l’un de ses derniers spots de campagne pour l’élection présidentielle du 4 novembre.

 

 

Barack Obama favori des sondages

Favori des sondages, à deux pas de devenir le premier locataire noir de la Maison blanche, Barack Obama, 47 ans, s’érige en candidat des moins favorisés en associant implicitement les aspirations supposées des Hispaniques à celles de la communauté afro-américaine. Entouré de ses deux fillettes au début du spot, il embrasse à la fin de cette brève vidéo diffusée sur You Tube une fillette hispanique sur fond de drapeau étoilé.

Le rêve américain de Barack Obama

Dans son rêve américain, le sénateur de l’Illinois évoque en 30 secondes des préoccupations essentielles -travail, santé, enfants et éducation- par ces mots simples [transcription intégrale du spot]:

« Compartimos un sueño. Que trabajando duro, tu familia pueda triunfar, que si te enfermas tengas un seguro médico, que nuestros hijos puedan recibir una buena educación, sean ricos o pobres. Este es el sueño americano. Te pido tu voto, no sólo para mí y los demócratas, sino para mantener ese sueño vivo para ti y para tus hijos. Soy Barack Obama. Yo apruebo este mensaje. »

Traduction:
« Nous partageons un rêve. Qu’en travaillant dur, ta famille puisse triompher; que si tu tombes malade, tu aies une assurance maladie; que nos enfants puissent recevoir une bonne éducation, qu’ils soient riches ou pauvres. C’est cela le rêve américain. Je te demande ton vote, pas seulement pour moi et les démocrates, mais pour pour maintenir ce rêve vivant pour toi et pour tes enfants. » (Les derniers mots, « Je suis Barack Obama. J’approuve ce message », ont le caractère d’une formule administrative d’authentification).

En mai dernier, c’est également en espagnol que Barack Obama, né à Honolulu (Hawaï), s’était adressé aux Portoricains dans une vidéo intitulée « Nací en una isla » (« Je suis né dans une île »). Dans ses messages aux Hispaniques, le candidat républicain et sénateur de l’Arizona John McCain parle, lui, en anglais tandis qu’une voix off traduit ses propos en espagnol.

La diffusion de spots publicitaires sur You Tube, leader mondial des sites Internet de vidéos, a été une arme de campagne très utilisée par les deux candidats à la présidence. Peu coûteux, pouvant être réalisés avec une caméra familiale et diffusés en outre gratuitement par You Tube, ces spots sont aussitôt considérés comme une information. A ce titre et donc toujours gratuitement, ils sont reproduits massivement par les grandes chaînes de télévision et les sites Internet de multiples journaux des Etats-Unis et d’autres pays.

Surpassant aujourd’hui en nombre les Afro-Américains, les plus de 40 millions d’Hispaniques forment la plus importante minorité des Etats-Unis. Elle représente 15% de la population et 9% des électeurs. Les deux tiers des Latinos se concentrent dans les Etats de Californie, de New York, de l’Illinois et du Texas. Leur poids électoral y est en principe réduit, car ils pourraient difficilement y inverser des tendances très marquées, démocrate dans les trois premiers de ces Etats et républicaine au Texas.

Par contre, comme en 2004, le vote des Hispano-Américains peut cette année encore faire pencher la balance pour les démocrates ou les républicains en Floride, au Nouveau-Mexique, au Nevada et dans le Colorado, qui totalisent 46 des 538 grands électeurs. Cet apport serait décisif pour Barack Obama, déjà pratiquement assuré de l’appui de plus de 250 grands électeurs, car le nouveau président des Etats-Unis sera celui des deux candidats obtenant le 4 novembre la majorité absolue des 538 grands électeurs, soit au moins 270. Dans cette course, le candidat vainqueur dans un Etat en rafle tous les grands électeurs, sauf au Nebraska et dans le Maine. (Voir carte avec nombre de grands électeurs par Etat et tendances de vote arrêtées au 23 octobre).

En 2004, le président George W. Bush avait remporté 40% du vote hispanique, record pour un républicain, lors de sa victoire sur le démocrate John Kerry. Cette année-ci, en juillet déjà, un sondage du Pew Hispanic Center estimait que les deux tiers de la communauté hispanique soutenaient le démocrate Barack Obama face au républicain John McCain et cette tendance semble s’être accentuée. Le slogan désormais célèbre d’Obama « Yes, we can » (« Oui, nous pouvons ») y aurait contribué. Il est la traduction quasi littérale du vieux slogan d’ouvriers latinos « Si, se puede ».

Au niveau national, l’avance globale d’Obama sur McCain (51% des intentions de vote contre 42% selon le sondage de l’Institut Zogby diffusé le 24 octobre) s’expliquerait notamment par la mauvaise gestion de la crise financière internationale et de la guerre en Irak, mais aussi par les craintes qu’inspire aux Hispaniques un Parti républicain très en pointe sur la répression de l’immigration illégale, malgré la relative modération en la matière du président sortant.

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