Brésil : le pays offre des opportunités sans être un paradis

Publié le:09-01-2014

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(Mis à jour le: 23 mars 2019)
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Pour les français, le marché du travail brésilien, loin d’être d’être facile accès, offre pourtant des opportunités dans le domaine des hautes technologies et du tourisme.

Au Brésil, bien que la croissance dans le secteur du travail tende au ralentissement, nombreux sont les candidats français. Les instabilités dans le domaine économique n’empêchent pas l’abondance des aspirants à l’emploi. Le marché du travail brésilien n’est pas facile, mais promet toutefois beaucoup à ceux qui sont prêts à s’aventurer dans les détours de l’administration compliquée. Brésil présente une carence en ingénieurs et dans le secteur des hautes technologies et le tourisme, plusieurs offres se présentent.

Plus de facilité d’accès pour les décideurs

 Rio de Janeiro (Brésil)

Rio de Janeiro (Brésil)

Le Brésil renferme d’innombrables opportunités, aussi bien dans les grandes villes comme Rio de Janeiro et São Paulo qu’ailleurs. Cyrielle Chopin, 30 ans, vient d’être embauchée comme vient ainsi assistante de direction à Safe Demo, entreprise située à Curitiba, au sud du Brésil, oeuvrant dans la fabrication d’airbags. Dans cette région, la France est de plus en plus prépondérante depuis que Renault s’y est installée dans les années 90. Ayant obtenu le prix du volontariat international en entreprise (VIE) attribué par Ubifrance, Cyrielle a le désir de vivre au Brésil en tant qu’expatriée ou salariée brésilienne, pour contribuer à la croissance de cette entreprise qui emploie 8 personnes, cet effectif devant croître largement d’ici 3 ans. Selon Cyrielle, diplômée en master de management international, nombreuses sont les choses à concevoir et il y a autant de défis à relever. Alexia Ohenessaian s’est installée à Rio il y a un an et n’avait pas hésité à se lancer. Elle raconte que dans cette ville les personnes se présentent les uns aux autres et qu’elles s’entraident beaucoup. Cette jeune femme travaille désormais comme représentante de la Banque publique d’investissement (BPI).

Au Brésil, la carence en main d’oeuvre qualifiée est toujours prépondérante. André Rapoport, directeur des ressources humaines au sein de la filiale de Sanofi, nous a expliqué que lorsqu’on se lance à la recherche d’une recrue sur le marché du travail, il n’est pas facile de dénicher une personne compétente ayant les qualifications nécessaires pour le poste à pourvoir. Selon Patrick Hollard, directeur régional de Michael Page, il y a une nette insuffisance d’ingénieurs, que ce soit dans les mines ou dans le secteur du pétrole où il arrive que ce soit les candidats eux-mêmes qui fixent leur prix.

Jaâfar Sadaoui, vingt-cinq ans, n’a eu aucun mal à trouver un emploi lorsqu’il a décidé de s’installer à São Paulo l’année dernière. De formation montpelliéraine issue de l’ESC et riche de solides expériences professionnelles, il est actuellement, « account manager » au sein de Splio, société dans le domaine de l’e-marketing. Jaâfar Sadaoui admet qu’il est sur la bonne voie. Selon lui, le domaine des hautes technologies est très prometteur, surtout lorsqu’il s’agit d’e-commerce ou d’applicatifs. C’est ce qu’il constate quotidiennement et il a constamment du renouvellement dans les entreprises locales, d’où l’occasion de décrocher un emploi. Mais c’est aussi sa nationalité brésilienne qui lui a facilité l’accès à son emploi.

Intégrer la société brésilienne : un fait indispensable

Charles-Henry Chenut, avocat de chez Chenut Oliveira Santiago , cabinet franco-brésilien accompagnant l’implantation des Français au Brésil nie le fait que le Brésil soit assimilé à un eldorado. Bien qu’il y ait de nombreuses personnes qui se lancent dans cette aventure, les chefs d’entreprises ne les accueillent pas toujours chaleureusement. Patrick Hollard, qui traite quotidiennement un CV de jeune diplômé ajoute qu’il faut avoir une solide armure lorsqu’on s »est décidé à se jeter à l’eau.
Frédéric Donier, travaillant chez Crescendo, un cabinet de consultants, nous confie les astuces pour réussir. En somme, il faut «Être brésilien ou ne pas être ». Cela va plus loin que l’apprentissage essentiel du portugais. Il faut s’immerger complètement dans la société brésilienne, précise ce spécialiste en intelligence économique. Lorsqu’on est aux commandes, il faut savoir s’investir vigoureusement.

Être un leader en sachant gérer l’émotion

Thierry Guillot, directeur du Hyatt à São Paulo, nous explique que la manière de gérer le personnel est tout à fait différente. C’est le contexte émotionnel et le côté sensible qui prédominent. Il faut faire preuve de confiance, de considération et de respect avant d’exiger un objectif ou un résultat d’une certaine performance. Ceux qui négligent la prise en compte de cet aspect émotionnel ou qui travaillent en imposant simplement leur style risqueraient alors de mal s’intégrer. Thierry Guillot poursuit en expliquant qu’une fois qu’on a compris ce principe selon lequel on doit opter pour un tout autre mode de management, on a le succès entre les mains. Selon lui, ce style de management atypique serait plus efficace et plus gratifiant que de travailler en France.
Cyrille Fourny avait commencé à l’usine d’hélicoptères d’Itajuba, avant d’être directeur financier d’Helibras, filiale brésilienne d’Eurocopter à São Paulo. Il a déclaré qu’aux yeux des brésiliens, le français possède à la fois la technique et de la rigueur, ce qui amène à de très belles carrières au Brésil. Il ajoute qu’à ses débuts, il n’y avait que 2 ou 3 français au Brésil, dans l’Etat du Minas Gerais et qu’il n’y avait pas de cinéma, mais qu’il avait dû s’y adapter pour en être là où il est actuellement.

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