Les travaux de construction du barrage Belo Monte en Amazonie brésilien sème la pagaille

Publié le:07-06-2012

Actualité Economique | | |

(Mis à jour le: 29 juin 2018)
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Les travaux sur le barrage Belo Monte en Amazonie sème une polémique entre les indiens

Juste au milieu de l’Amazonie brésilienne sur les rives du fleuve Xingu, plus de 8 milles travailleurs sont entrain de construire le 3ème  plus grand barrage au monde. Une construction qui est entrain de semer une grande polémique chez les indiens.

En effet, le Brésil accueille à la fin de ce mois de juin le sommet de l’ONU sur le développement durable Rio+20.

Le barrage Belo Monte

Le barrage Belo Monte

Les travaux sur ce barrage qui devront coûter 13 milliards de dollars,
est l’un des exemples les plus flagrants sur les choix de développement
prise par le Brésil.

Le Brésil a évidemment réussit un exploit écologique en réduisant la
déforestation de la forêt amazonienne, mais d’une autre côté le
gouvernement est entrain d’installer de grands projets d’infrastructure,
dont des barrages et des routes en Amazonie.

Plusieurs campagnes contre la construction des barrages en Amazonie et
particulièrement celui de Belo Monte sont entrain de conquérir le monde
grâce au célèbre chanteur Sting et le réalisateur à succès de Titanic et
d’Avatar, James Cameron.

Le fleuve Xingu, est considéré comme l’un des plus importants affluents
de l’Amazone, il fait 2 000 km de longueur et est  parsemé d’îles et
encerclé de forêt.

Les travaux sur le barrage de Belo monte

Les travaux sur le barrage de Belo monte

Un petit vol d’avion au dessus du fleuve perme d’apercevoir les travaux sur le barrage Belo Monte.

On Compte déjà environ  900 camions et équipements lourds qui
travaillent tout au long de 17 heures par jour. Les responsables de ce
projet assurent que d’ici la fin de 2012, il y aura 12.000 ouvriers
travaillants jours et nuit.

La première turbine entrera en opération en 2015 et la dernière en 2019.

Les travaux sur le barrage ont augmenté la population de ville d’Altamira, qui se trouve à 40 km de 50%.  


Vilmar Soares
, le coordinateur de Fort Xingu, une association regroupant
commerçants, organisations de quartiers et les Eglises a affirmé que «
les services de santé et d’éducation sont débordés, les coupures
d’électricité de plus en plus fréquentes et le trafic chaotique. Quelque 6.000 familles se préparent à abandonner leurs maisons qui seront inondées ».


Helinalda de Lira Soares
, l’une des habitantes de la ville a déclaré à
côté de ses 3 enfants qu’elle ne veut pas partir de la ville. « Les
travaux avancent vite mais les œuvres sociales pour la ville et les
communautés vont très lentement. On se sent très menacés »
ajoute-t-elle.

Cette femme vit dans un quartier de « palafitas », ces baraques sur
pilotis, devant un dépôt d’ordures. Ni elle ni ses voisins ne savent où
ils iront.

De son côté le consortium hydroélectrique ainsi que le gouvernement ont
assuré qu’ils vont financer le développement régional et les communautés
indigènes à travers la construction d’écoles et d’hôpitaux.

La capacité de ce barrage sera de 11.233 MW soit 11% de la capacité
installée du pays. Il devra inonder 502 km2 soit deux fois l‘espace
actuelle du le fleuve.


Marino Felix Juruna
, le fils du chef de la communauté Paquiçamba a
déclaré qu’ils vivent  » de la pêche et nous allons subir un assèchement
bien plus grand du fleuve. On se sent très menacés »
. Cette communauté
regroupe environ 60 familles de l’ethnie Juruna.

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