Marisa Monte, biographie de cette chanteuse brésilienne

Publié le:31-08-2006

Musique brésilienne | |

(Mis à jour le: 7 juin 2019)
Marisa Monte, biographie de cette chanteuse brésilienne
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la chanteuse brésilienne Marisa Monte

Belle et talentueuse, Marisa Monte est l’une des plus grandes chanteuses du Brésil avec plus de 9 millions de disques vendus à travers le monde. En plus de nous bercer avec sa jolie voix, elle est aussi compositrice et productrice ce qui fait d’elle une artiste complète. Elle est la seule chanteuse brésilienne à avoir réussi à détrôner Elis Regina au titre de « principale chanteuse brésilienne » et en tant que l’une des plus grandes artistes brésiliennes au niveau mondial. Son succès est tel qu’on l’a surnommé la « revue Rolling Stone Brasil ». Zoom sur la biographie de Marisa Monte.

Les débuts de Marisa Monte dans la musique

Marisa Monte

Marisa de Azevedo Monte est née le 1er juillet 1967 à Rio de Janeiro. Elle est passionnée de chant dès son plus jeune âge et d’ailleurs, ses parents l’inscrivent très tôt à des cours de chant, de batterie et de piano.

A l’âge de 14 ans, elle s’inscrit pour des cours de chant lyrique. En parallèle, elle intègre la comédie musicale intitulée Rock Horror Show menée par Miguel Falabella.

A l’âge de 19 ans, elle part pour l’Italie et s’installe à Rome. Elle avait alors pour objectif d’y étudier le belcanto. Ses études devaient durer 10 mois, mais la jeune chanteuse abandonne en cours de route. Toujours restée à Rome, elle décide de donner des petits spectacles de musique brésilienne dans des bars. Elle était alors accompagnée par quelques amis. C’est grâce à l’un de ses concerts que le producteur Nelson Motta la remarque. Ce dernier devint peu après son petit ami.

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Marisa Monte vers le succès

Grâce à cette collaboration, Marisa Monte commence à avoir une petite renommée. Au Brésil toutefois, elle restait encore assez méconnue jusqu’à ce qu’elle y donne son premier spectacle en 1987 à Rio de Janeiro. Baptisé « Veludo Azul », ce premier concert sur sa terre carioca natale puis reproduit à São Paulo, lui a valu l’intérêt des labels.

Le succès fut alors au rendez-vous, mais la chanteuse n’enregistre son premier album qu’en 1989. Ce premier album fut simplement baptisé « Marisa Monte ». C’est sur ce disque qu’on retrouve son premier grand succès, Bem que Se Quis.

A partir des années 90, Marisa Monte part à la conquête du monde notamment grâce à son second album intitulé « Mais » et sorti en 1991. A travers ce disque, elle entend asseoir sa notoriété dans la chanson, mais aussi son talent de compositrice. Il faut savoir que, malgré les nombreuses collaborations auxquelles elle a participé au cours de sa carrière, Marisa Monte est l’un des rares artistes à avoir tous les droits sur ses chansons.

Après Mais, d’autres albums sortent et renforcent encore davantage son succès aussi bien au Brésil qu’à l’international. Parmi eux, on peut citer son troisième album considéré comme son meilleur disque. Celui-ci est sorti en 1994 et porte le titre de « Verde, Anil, Amarelo, Cor-de-Rosa e Carvão ».

Le suivant disque est publié en 1996 sous le titre de « Barulhinho Bom ». Bien que cet album connut également un franc succès surtout qu’il est le premier à se rapprocher le plus de la samba brésilienne, il fit polémique aux Etats-Unis à cause de sa couverture jugée de « porno-naïf » dessinée par Carlos Zéfiro.

Après 1996, Marisa Monte se concentre plus sur les collaborations et ne sort son prochain album qu’en 2000 avec « Memorias, Crônicas e Declarações de Amor ». Axé sur la thématique de l’amour, il est très apprécié tant et si bien qu’il a fallu plus d’un an à la chanteuse pour en faire la tournée. Cette belle aventure a donné naissance à un DVD homonyme.

Après cet énième succès, Marisa Monte disparaît un peu de la scène pendant cinq ans pour revenir en 2006 avec deux autres albums. Il faut souligner que depuis le début de sa carrière, la chanteuse évite autant que possible la surexposition médiatique. Ainsi, quand elle n’est pas en tournée ou sur scène, elle reste loin des projecteurs pour se consacrer à la composition et la production. Pendant ses absences, elle se consacre également au label qu’elle a créé et baptisé Phonomotor.

En 2006 sortent alors « Infinito Particular » et « Universo Ao Meu Redor ». A travers ces albums, la chanteuse fait un retour aux sources en se focalisant plus sur la samba et la MPB (Musica Popular Brasileira). Soulignons que ce dernier genre musical se base sur la bossa nova et est apparu au Brésil vers les années 60. La tournée issue de ces deux albums fut baptisée Universo Particular.

Marisa Monte et ses collaborations

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En dehors de sa carrière de chanteuse, Marisa Monte était également une grande productrice. Sous son label, elle a alors collaboré avec de nombreux artistes tels que Carlinhos Brown. Elle a notamment aidé ce dernier à sortir son album intitulé « Omelete Man » en 1998.

En 2002, elle travaille avec Arnaldo Antunes et Carlinhos Brown pour sortir le CD et le DVD Tribalistas. Ces produits furent d’emblée un grand succès puisqu’ils se sont vendus jusqu’à plus d’un million d’exemplaires rien qu’au Brésil et sans même avoir réalisé une campagne promotionnelle.

Elle a aussi collaboré avec des artistes étrangers comme Julieta Venegas, David Byrne, Laurie Anderson, Ryuichi Sakamoto, …

Parmi ces collaborations, certaines lui ont permis de travailler sur des albums de compilation SIDA dont le Red Hot + Rio.

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