Ultime round pour les présidentielles au Brésil

Publié le:25-09-2006

Actualité politique | |

(Mis à jour le: 4 juillet 2018)
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Dernier week-end de la campagne présidentielle et le président sortant fait toujours la course en tête, les deux principaux candidats se sont mutuellement attaqués sur les thèmes de la criminalité et de la corruption. Selon les derniers sondages, Luiz Inacio Lula da Silva fait pourrait l’emporter dès le premier tour le 1er octobre.

 

 

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La cote de popularité de Lula a légèrement reculé cependant après des révélations sur une tentative de diffamation contre le camp adverse imputée au Parti des travailleurs, au pouvoir.

Le principal adversaire de « Lula », Geraldo Alckmin, du Parti social démocrate brésilien, met en doute la probité du gouvernement dans de nouveaux spots électoraux montrant des policiers arrêtant responsables du PT. Pour lui, les derniers développements constituent « l’un des plus gros scandales de l’histoire de ce pays ».
Des employés du PT sont accusés d’avoir tenté d’acheter un dossier établissant un lien entre d’un côté Alckmin et Jose Serra, candidat de son parti au poste de gouverneur de Sao Paulo, et de l’autre un système de pots-de-vin fondé sur des achats d’ambulances. Le chef de campagne de Lula, Ricardo Berzoini, a été limogé mercredi, à la suite de ces révélations.

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Le « scandale du dossier » a pimenté ce qui s’annonçait comme une campagne plutôt terne, Lula semblant parti pour être réélu sans difficulté grâce aux bonnes performances de l’économie brésilienne et à sa popularité parmi les plus démunis. « IL SE TIRE DANS LE PIED ».
L’ancien ouvrier, parvenu sur le devant de la scène en s’opposant aux dictatures militaires dans les années 1970, a réussi jusqu’ici à surmonter des scandales surgis l’an dernier – l’un portait sur des achats de suffrages et l’autre sur des violations de la loi sur le financement des campagnes électorales – qui avaient sérieusement menacé son gouvernement. La « une » de la dernière édition du magazine Veja comporte une caricature de Lula, les yeux bandés avec l’écharpe présidentielle, une allusion au fait qu’il soutient n’être impliqué personnellement dans aucun de ces scandales. « Il se tire dans le pied à
la veille de l’élection », titre Veja.
Mais les électeurs semblent lassés de toutes ces affaires et beaucoup ne sont plus choqués par les allégations de corruption, estiment des analystes. « La plus grosse répercussion sera le report des négociations sur une réforme fiscale à long terme que le gouvernement comptait introduire immédiatement après l’élection », affirme le groupe de consultants politiques Eurasia Group, dans une note analytique sur le Brésil.

Lula a quant à lui attaqué dans ses spots télévisés le bilan d’Alckmin – gouverneur de Sao Paulo avant de démissionner pour briguer la présidence – en matière de lutte contre la criminalité.
Il a mis en avant les violences qu’a connues cette année la ville, où sévissent des gangs, qui ont fait de la criminalité l’un des thèmes les plus chauds de la campagne. Selon les sondages, une proportion non négligeable d’électeurs tiennent Alckmin, bien vu dans les milieux d’affaires, pour responsable du désordre qui a déferlé sur la capitale économique du Brésil. « Le Brésil sait très bien qui a laissé Sao Paulo devenir l’otage du crime organisé », affirme sans ambiguïté le spot télévisé du président sortant.

 

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