Dance brésilienne : découvrir les danses du Brésil

Publié le:23-02-2018

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(Mis à jour le: 19 août 2019)
Dance brésilienne : découvrir les danses du Brésil
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Danses brésil

Le Brésil est une destination qui recèle beaucoup de merveilles. Parmi celles-ci, on compte les danses qui font sa renommée. Sur ce vaste territoire d’Amérique du Sud, les danses sont considérées comme un art à part entière. On en compte un grand nombre dont les plus populaires sont les suivantes.

La Capoeira, le combiné de sport, danse et art

Capoeira

Ce mot signifie « baptême ». La danse Capoeira aurait une origine mystérieuse. Mais pour beaucoup, elle aurait ses racines chez la population africaine. Autrefois, elle était considérée comme une technique de lutte développée par les esclaves noirs importés au Brésil depuis les côtes africaines. Le combat est d’ailleurs la base de la danse. Aujourd’hui c’est un véritable sport ludique ayant pour but d’aider les jeunes brésiliens à sortir de la drogue, de la délinquance et de la violence.

Mêlant art martial et danse, la Capoeira est une pratique que vous pourrez contempler à loisir lors de votre voyage au Brésil. En savoir plus ici.

Dans les faits, le danseur fait usage de tout son corps pour réaliser un bel exploit. La danse comprend diverses positions, dont le Cocorinha et la Negativa. Le premier étant un mouvement d’accroupissement tandis que le second est une sorte d’esquive pour se déplacer au sol.

Il faut préciser que la Capoeira existe en deux versions bien distinctes : l’Angola et la Régionale. La capoeira Angola est la version la plus traditionnelle. Telle la danse des animaux, elle a été inspirée d’une danse typique angolaise. La Capoeira Régionale, quant à elle, est la version plus moderne. Cette variante inclut divers styles contemporains.

Lire aussi – Histoire du carnaval brésilien

La Samba, la danse de gaieté

les danses du Brésil

La Samba fait avec la Capoeira les deux danses les plus célèbres du Brésil. Véritable symbole du carnaval brésilien, elle fait tout de suite penser à Rio de Janeiro et ses fameux carnavals, dont la renommée à l’échelle mondiale n’est plus à faire.

Signifiant « danser avec gaieté », la Samba serait aussi née des techniques de danse traditionnelle africaine, notamment celles du Congo et d’Angola. Accompagnée d’un rythme musical spécifique, elle se décline en diverses variantes.

La plus connue est sans aucun doute la « Samba no pé » qui veut dire « samba de pieds ». Elle consiste à effectuer des mouvements énergiques au niveau du bassin. Les jambes se balancent d’avant en arrière tandis que les mains se meuvent avec délicatesse et souplesse.

Une autre particularité de la Samba est la tenue. À la fois extravagante et colorée, elle ne peut qu’attirer le regard.

Le bumba-meu-boi, entre rituel et spectacle

bumba-meu-boi

Également appelée boi-bumbá ou pavulagem, le bumba-meu-boi, en plus d’être une fête, est aussi une danse folklorique évoquant les conditions sociales que les esclaves noirs ont jadis vécu. Son origine remonte d’ailleurs au 18e siècle, à l’époque de l’esclavage.

Très populaire, surtout au Nordeste brésilien, le bumba-meu-boi fait partie intégrante de la culture de la région. La fête qui en découle se déroule à partir de la seconde moitié du mois de juin jusqu’à la fin du mois d’août. Une petite information qui vous permet de mieux planifier votre séjour au Brésil.

À la fois authentique et fascinante, les spectacles mis en scène durant les représentations racontent l’histoire d’un bœuf blessé, tué puis ressuscité. Le bœuf qui veut dire « boi » joue donc le principal rôle.

Pour assurer un tel spectacle, les danseurs se parent de costumes colorés et utilisent une sculpture représentant la tête du bœuf de l’histoire pour créer l’illusion. Le tout se déroule sur un fond de musique typique du Maranhão utilisant des tambours, du sanfona, …

Le Frevo, l’acrobatique

danse Frevo

Originaire de l’Etat du Pernambuco, le Frevo est une danse acrobatique. Contrairement à la samba que l’on assimile plutôt à une danse de couple, le frevo est une danse individuelle qui pousse chaque danseur à défier l’équilibre.

Durant les prestations, les danseurs ont tous un parapluie en main pour justement garder leur équilibre. L’accessoire porte gaiement les couleurs traditionnelles et apportent une note encore plus joyeuse aux costumes des danseurs.

Considérée comme l’une des danses les plus rythmées du folklore brésilien, le frevo a été déclaré Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco en 2012.

Quand vient la période du carnaval, c’est ce rythme qui anime le carnaval de Recife, fait qui prouve que la samba n’est pas la seule danse nationale du Brésil.

La lambada, la sensuelle

lambada danse

Cette danse est la fusion de trois autres danses brésiliennes à savoir la salsa, le merengue et le carimbo.

Ce rythme est aujourd’hui réputé à travers le monde, en grande partie, grâce à la chanson intitulée La lambada de Loalwa Braz.

C’est une danse de couple sensuelle qui s’inspire un peu du zouk. Leur fusion a d’ailleurs donné naissance à une variante baptisée la « lambada zouk ». Elle a vu le jour vers la fin des années 90 dans l’Etat du Para situé dans la région Nord du Brésil. D’une vue globale, la lambada se veut sensuelle, mais dans sa pratique, on se rend compte qu’elle est plus acrobatique et plus dynamique qu’on ne le pense.

Le Maracatu, entre rituel et tradition

Maracatu

Quand j’ai découvert cette danse, j’ai surtout été séduit par les costumes des danseurs. La première fois, je n’ai pas vraiment compris que c’était une danse rituelle et puis très vite, on m’explique que chaque danseur occupe un rôle spécifique.

Dans le groupe, on retrouve alors les « Cablocos », les danseurs et les musiciens. On reconnaît facilement le personnage principal puisque ce dernier tient une sorte de poupée baptisée la « Calunga » à la main.

Tous sont superbement costumés pour jouer le rôle de rois, de reines et de duchesses. Oui, c’est bel et bien une représentation de la royauté, une mise en scène qui, selon les danseurs, leur permet d’oublier pendant quelques minutes, leurs conditions de vie qui n’ont rien de royales.

Originaire de l’Etat du Pernambuco, le Maracatu comprend deux variantes principales à savoir le Maracatu rural et le baque Virado.

Le xaxado, la danse de la victoire

xaxado

C’est une danse autrefois réservée aux hommes, mais depuis, des femmes s’en sont aussi mêlées. Le xaxado est une danse traditionnelle autrefois pratiquée pour célébrer une victoire. Elle tient d’ailleurs son nom du bruit des pas des hommes alors qu’ils revenaient fatigués d’une bataille. Il faut dire que dans la zone aride du Nordeste où cette culture est née, dans l’Etat du Pernambuco, chaque pas résonne bruyamment sur le sol.

Aujourd’hui, le xaxado est devenu une danse populaire faisant partie du folklore brésilien. A chaque représentation, les danseurs revêtent des costumes semblant représenter des tenues militaires, mais en version plus glamour.

Le Maculele, une tradition phare à la capoeira

Maculele

Originaire de l’Etat de Bahia, le Maculele est un art conçu par les esclaves africains. Ces derniers l’ont créé alors qu’ils travaillaient dans les champs de canne à sucre. A cette époque considéré comme un ensemble d’actes de défense, le Maculele est aujourd’hui une danse traditionnelle surtout pratiquée par les capoeiristes.

Aussi bien la danse que la musique s’inspire du candomblé, une religion afro-brésilienne. Dans la pratique, chaque danseur, représentant un guerrier Macua, tient un bâton en bois, le « lele » à la main et tape sur le bâton de son partenaire au 4e temps. Certains remplacent ce fameux bâton par un grand couteau, mais quand on est débutant, mieux vaut se limiter au « lele ».

Le Maculele faisant parfois partie des gestuels de la capoeira utilise quelques instruments spécifiques à cette dernière comme l’agogo, les atabaques et le caxixi.

Le Carimbo, la danse cosmopolite

danse Carimbo

Originaire de Belém do Para, le Carimbo est une danse conçue par les indigènes Tupinambas. Ces derniers ont adopté un rythme assez lent, commun à toutes les danses indiennes. Quand les esclaves Africains s’en sont emparés, ces derniers imposèrent un rythme plus rapide pour que les pas suivent le rythme des tambours.

Contrairement à la capoeira ou au maculele, les colonisateurs Portugais ont rapidement été séduits par le carimbo ce qui explique certains pas de danse lusitains dans la version actuelle.

Pour obtenir le rythme du carimbo, on utilise divers instruments musicaux que sont les deux carimbos ou tambours, la flûte, les petites percussions et le banjo. Quand les rythmes caribéens sont venus se mélanger au carimbo, le banjo a été remplacé par la guitare.

La samba de gafieira, la danse du macho

samba de gafieira

Il faut différencier cette danse de la samba classique. La samba de gafieira est née du mélange de danses européennes au maxixe. Elle est apparue vers la seconde moitié du 20e siècle quand les esclaves noirs affranchis ont migré en masse vers Rio de Janeiro.

Au cours de cette danse de salon, c’est l’homme qui va guider sa partenaire. Les gestes sont sensuels et on ressent de suite les attitudes de l’homme qui se veut à la fois protecteur, séducteur, mais très respectueux puisqu’il laisse assez d’espace à sa partenaire pour que celle-ci puisse s’exprimer à son tour sans que son partenaire ne la colle de trop près.

Au cours de la danse, l’homme empêche les autres hommes d’approcher de sa cavalière à travers certains mouvements désinvoltes. Longtemps critiquée par la haute société de Rio, la samba de gafieira figure aujourd’hui parmi les danses les plus pratiquées au Brésil. Elle a, depuis, connu quelques changements, mais les principes de base sont restés les mêmes.

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